Transports intérieurs
Le réseau des transports chinois ne cesse de faire des progrès, et il est aujourd'hui possible de voyager confortablement et efficacement d'un point à l'autre du pays.
Voiture.
Si vous louez une voiture, il faut avoir le chauffeur avec, solution plus onéreuse que le bus ou le train.
Bus.
Shanghai et Pékin comptent de nombreuses gares routières, et il est difficile de s'y repérer : se renseigner en fonction de sa destination. Les billets s'achètent au guichet. Faites-vous écrire le nom de la destination, car les bus l'indiquent par un panneau en chinois. Les bus longues distances (sièges inclinables, climatisation, toilettes et vidéo) partent à heures fixes. Les minibus moyennes distances n'ont pas d'horaires fixes et partent une fois pleins, quitte à continuer le remplissage en route. Pour les sites touristiques, vous privilégierez des véhicules plus confortables, souvent climatisés, et un service en anglais (seulement à Shanghai).
Train.
Il existe quatre catégories : sièges durs, sièges mous, couchettes dures et couchettes molles. On se déplace pour des sommes modiques dans la catégorie sièges durs et banquettes en Skaï. Les sièges mous, plus confortables, sont parfaits pour les trajets courts. Les réservations s'effectuent dans les gares (guichet spécial étrangers à Pékin et à Shanghai), dans les agences de voyages, dans les CITS et dans certains hôtels. Réserver la veille avant 15 h, et 2 à 3 jours à l'avance les jours de fêtes ou en période d'affluence.
Bateau.
Faire une croisière sur le Huangpu ou relier Suzhou à Hangzhou en péniche permettent d'observer la vie sur le Grand Canal. On dispose de couchettes sommaires (différentes classes à bord).
Avion.
Air China, la principale compagnie aérienne, possède de nombreuses branches régionales : les vols sont donc nombreux, et les principales villes chinoises bien desservies. Les billets s'achètent auprès des CITS, des agences de voyages, ou des compagnies aériennes. L'avion est extrêmement cher par rapport aux autres moyens de transport : compter environ 2 000 y pour un aller-retour Pékin-Shanghai (préférez le train). Prévoir passeport et taxe de 50 yuans pour les vols intérieurs.
Formalités
Papiers.
Le passeport doit être valable 6 mois après la date de retour. Un visa est obligatoire (30 jours maximum pour un visa touristique, valable 3 mois à compter de la date d'émission).
Pour obtenir un visa individuel, s'adresser au consulat chinois de son pays de résidence, avec passeport, photo, attestation de transport aller-retour (photocopie du billet d'avion) et montant de la taxe consulaire (35 €, réglables en espèces). Délai d'obtention : 10 jours ouvrables. Le consulat propose un service rapide en 2 ou 3 jours, avec taxe majorée (65 €).
Douane.
Le passage de la douane chinoise ne pose pas de problème. Vous pouvez importer un appareil photo, une caméra (soumise à autorisation pour les formats supérieurs à 16 mm), un Caméscope, 72 pellicules photo et 900 m de films 8 mm, des devises étrangères en quantité illimitée, deux bouteilles d'alcool et deux cartouches de cigarettes.
Vaccins.
Aucun vaccin n'est exigé des voyageurs arrivant d'Europe. Il est cependant indispensable d'être à jour pour les rappels courants (diphtérie, tétanos, poliomyélite) et conseillé d'effectuer les vaccinations contre l'hépatite A et l'hépatite B au moins 2 semaines avant le départ.
Monnaie
La “ devise du peuple ”, le renminbi (rmb), est appelée yuan (abrégé y, prononcer “ uhanne ”) ou, kuai. Un yuan se divise en 10 mao (jiao) et 100 fen. Les billets vont de 1 mao à 500 y. À l'automne 2006, 1euro = 10 yuans.
Que faut-il emporter ?
Devises.
Les cartes bancaires (Visa, American Express et Eurocard/Mastercard) sont répandues. Vous les utiliserez pour régler vos pleins d'essence ou vos achats dans les magasins, ainsi que pour retirer de l'argent liquide dans les distributeurs de billets. Les travellers ou les postchèques offrent une grande sécurité, mais les commissions des banques sont assez élevées.
Vêtements.
Ne vous chargez pas trop : vous trouverez sur place de quoi vous dépanner s'il vous manque quelque chose.
Priorité aux vêtements confortables, pratiques et peu fragiles. L'hiver, les fourrures polaires sont précieuses et peu encombrantes. Pensez aussi à un imperméable léger ou un parapluie, foulards et lainages pour la climatisation des hôtels et des restaurants de catégorie supérieure.
Prenez de bonnes chaussures et une paire de rechange pour les jours de pluie. Pour se promener sur la Grande Muraille, les Huangshan ou le Taishan, chaussures de sport ou de marche seront les bienvenues. L'hiver, optez pour des semelles épaisses ou des chaussures fourrées.
Les Chinois sont décontractés en matière de vêtements, et leurs critères de décence sont les mêmes qu'en Europe. Les citadins se montrent plus soucieux de leur apparence et apprécient une tenue recherchée lors d'un dîner.
Médicaments.
Emportez des médicaments contre les troubles intestinaux et un laxatif pour les problèmes inverses, un antibiotique à large spectre, des médicaments contre le mal des transports (utiles durant les longs trajets en bus). Au printemps, dans le Nord, un collyre soulagera vos yeux de la fine poussière soulevée par le vent. En été, ajoutez une crème de protection solaire et un antimoustiques. Sur place, vous trouverez les produits sanitaires et médicaments d'usage courant (pansements, désinfectant local, aspirine) dans l'une des nombreuses pharmacies occidentales.
Photo.
On trouve partout des pellicules papier Fuji et Kodak 100 asa. Pour le noir et blanc, les diapositives ou des films de sensibilité plus forte (200 à 400 asa), emmenez vos provisions.
Adresses utiles
- Office du tourisme de Chine. 15, rue du Berri, 75008 Paris Tél. : 01.56.59.10.10, fax 01.53.75.32.88.
- Ambassade de Chine. 11, av. George-V, 75008 Paris Tél. : 01.47.23.34.45, fax 01.47.20.24.22, Internet : www.amb-chine.fr Service consulaire 20, rue Washington, 75008 Paris Tél : 01 53 75 88 31
- Ambassade de France. 3, San Li Tun Dongsanjie Chaoyang District, Pékin 100600 Tél. : 00 86 (10) 8532 8080 Fax : 00 86 (10) 6532 4841 /4757 Internet : www.ambafrance-cn.org
- Consulat de France à Shangai . United Plaza, 12/F, 1468 Nanjing Xilu, 200040Shanghai Tél. : +0086 (021) 6289 7414, fax :+0086 (021) 6279 2249, télécopie visas : +0086 (021) 6279 2184, portable permanence : 1360 160 7871 Internet : www.consulfrance-shanghai.org
Informations touristiques
Presque tout reste à faire en la matière : on ne trouve guère d'informations qu'auprès des CITS (China International Travel Service) et de quelques initiatives privées. Les CITS, organismes placés sous tutelle de l'État, ont des représentants au niveau provincial ou municipal. Leurs compétences et leurs services sont variables.
Change
Le yuan ne s'achète qu'en Chine. À la fin du séjour, les devises restantes pourront être revendues à l'aéroport de départ (penser à garder les attestations et certificats de change à cet effet). Sur place, le change s'effectue sur présentation du passeport dans les banques ou au guichet des hôtels. En plus de la carte bancaire, des euros en devises ou en chèques de voyage sont utiles (taux quasiment identiques d'une banque à l'autre).
Distributeurs automatiques dans les aéroports internationaux et dans les agences de la Banque de Chine. Les cartes bancaires les plus courantes sont acceptées sans problème, et l'écran peut se lire en anglais. Évitez les distributeurs des autres banques chinoises, même s'ils affichent le logo Visa : ils n'acceptent que les cartes chinoises.
Langue
S'il est conseillé d'apprendre quelques mots de chinois, ne serait-ce que par politesse, l'anglais reste le plus sûr moyen de communiquer. En revanche, mis à part quelques étudiants, peu de personnes parlent français. Il existe depuis 1958 une transcription phonétique et alphabétique des caractères chinois, le pinyin. Si la prononciation des mots reste aléatoire, elle permet de se repérer dans le métro et sur un plan.
Horaires
Heure locale. Tout le pays est à l'heure de Pékin. Lorsqu'il est 12 h à Paris, il est 19 h à Pékin en hiver, 18 h en été.
Services officiels. Ouv. environ de 9 h à 11 h 30 et de 13 h 30 à 16 h.
Banques. Ouv. de 9 h 30 à 11 h 30 et de 13 h à 16 h ou 17 h (distributeurs 24 h sur 24).
Magasins. Ouv. t.l.j. vers 9 h, jusqu'à 20 h ou 22 h 30.
Musées. Ouverts le plus souvent de 9 h à 17 h (à vérifier dans la partie pratique).
Autres. Les postes sont ouvertes de 9 h à 17 h. Certains temples ouvrent dès 7 h, d'autres à 8 h. La plupart ferment entre 16 h et 16 h 30 et marquent également une pause pour le déjeuner de midi.
Fêtes et jours fériés
Jours fériés
1er janvier : 3 jours chômés à l'occasion du Nouvel An international.
Nouvel An chinois : 3 jours chômés et une semaine de congé entre la mi-janvier et la mi-février (22 janv. 2004, année du Singe, 9 fév. 2005, année du Coq).8 mars : fête internationale des Femmes (1910).
12 mars : journée nationale de Reboisement.
1er mai : 3 jours chômés et une semaine de congé pour la fête internationale du Travail (1889).
4 mai : fête de la Jeunesse chinoise (1919).
1er juin : fête des Enfants (1949).
1er juillet : anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois (1921).
1er août : anniversaire de l'Armée populaire de libération de Chine (1927).
1er octobre : 3 jours chômés et une semaine de congé pour l'anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine (1949) ; défilés sur la place Tian'an men (Pékin).
Fêtes
Contrairement à ce qui se passe au Japon et en Corée, les fêtes chinoises, célébrées au sein de la famille, font l'objet de peu de manifestations visibles... hormis les foules qu'elles déplacent. Si vous aimez les fêtes, surveillez de près ce qui se passe en fonction de vos étapes de voyage. Les Chinois adorent les festivals en tous genres, mais ne sont pas très systématiques en matière de publication de calendrier.
Cuisine
Inutile d'entreprendre un grand voyage pour goûter aux cuisines régionales de l'Empire des Saveurs. Elles sont toutes présentes dans les deux grandes métropoles.
Spécialités de Pékin.
Gousses d'ail et pousses d'oignon, vinaigre de riz et piments séchés, les saveurs de la capitale sont rustiques. La steppe des pasteurs n'est pas loin, fournissant ses moutons accommodés... aux pousses d'oignon (congbao yangrou). L'hiver, on se serre autour de la marmite fumante d'une fondue mongole (huoguo) pour y plonger ses morceaux de viande, ou d'un “ mouton trempé ” (shuan yangrou). Chacun cuit ses fines tranches de viande dans un bouillon clair, puis les trempe dans un mélange de pousses d'oignon et d'ail, hachés avec de la pâte de sésame et des épices. La note sucrée de la sauce de blé fermenté revient souvent comme condiment. Elle accompagne - avec de fines crêpes, ou des pains au sésame, et des pousses d'oignon - la dégustation de la diva de la cuisine pékinoise : le canard laqué (kaoya). Il s'en consomme des dizaines de milliers chaque jour, mais peu d'établissements le préparent avec la science requise : gavé comme nos oies, puis cuit longuement dans des fours chauffés au bois de jujubier, il offre une chair fondante, une peau croustillante et pas une once de graisse.
Spécialités du Jiangnan.
Le “ sud du fleuve ” est le nom générique que l'on donne à l'arrière-pays de Shanghai, sud de l'estuaire du Yangzi jiang, dont les épicentres gastronomiques sont Shaoxing au Zhejiang. Tout tourne autour des rizières et des eaux qui les quadrillent. Poissons, crabes, escargots, anguilles et écrevisses y prolifèrent, cuisinés au vinaigre, pimentés ou frits à l'ail, farcis aux haricots noirs. Sur les berges, on élève poulets et canards, dont la chair est relevée d'une liqueur de crabe macéré, servie en magrets (sanhuangji), marinée au vin, ou séchée et salée (jiangya). Leurs oeufs sont conservés et cuits doucement à la chaux (oeufs de cent ans, ou oeufs de cane légèrement salés). Du riz, on tire de l'alcool où marinent crevettes (zuixia), ou poulet (zuiji), “ ivres ”. On aime la générosité de l'huile et la suavité du sucre qu'on retrouve dans le riz aux Huit Trésors (babao fan). Échevelés en têtes de lion (shizi tou), les coquillages des côtes se marient à la viande. Les couches de lard font le porc fondant (dongpo rou). Au Anhui et dans la ville de Jinhua, au Zhejiang, on sale de goûteux jambons. Doux sont les légumes d'accompagnement : navets (luobo), potirons (nangua), pousses de bambou, rhizomes et feuilles de lotus, potées de tarot...
Cuisine du Hunan.
Mao ne se lassa jamais de la roborative viande braisée (hongshao rou) de son pays natal, une chair grasse, de porc ou de chien, longuement mitonnée à la sauce de soja dans un caquelon d'argile. Mais le Hunan a produit des saveurs plus subtiles, tels les abats de volaille aux piments blanchis (baijiao jiza), les travers de porc marinés au cumin (ziran cungu), le boeuf fumé aux navets séchés (luobo ganniurou) ou le bouillon de côtes à la courge d'hiver (donggua paigutang).
Spécialités du Sichuan.
Sa cuisine est, à juste titre, réputée de tous les feux. Dans cette région de Chine où le thermomètre grimpe vertigineusement l'été, on aime transpirer à grosses gouttes en maniant piment et poivre rouge. Le poulet pimenté aux cacahuètes (ganbian ziji) et les nouilles épicées (lawang mian) en sont d'éloquentes expressions. On prendra moins de risque avec le “ doufu de la mère Ma ” (mapo doufu), dont les cubes de fromage de soja crémeux contrebalancent le hachis de viande pimenté. Dans tout le pays, on trouve la fondue à l'enseigne de la ville de Chongqing (Chongqing huoguo), un bouillon dont la couleur rouge ne laisse aucun doute sur son tempérament, dans lequel on plonge cubes de viande et de poisson, légumes et champignons jusqu'à satiété. Des restaurateurs malins ont recours à un système qui permet aux convives de se régaler sans forcément se brûler, en cuisant leurs mets au choix dans le bouillon doux (qingtang) ou pimenté (mala tang) de la double “ marmite des canards mandarins ” (yuanyang huoguo).
Canton.
À Canton, de 7 heures à midi, des établissements spécialisés servent le thé accompagné de ses dim sum, pâtés sucrés ou salés, présentés dans les tamis en bambou dans lesquels ils ont cuit à la vapeur. Brioches farcies au porc rôti (chashao bao), raviolis aux crevettes (shaomai), travers de porc (paigu)... Ils composent la carte vertigineuse des restaurants cantonais de Pékin et de Shanghai.
Xinjiang.
Sur les trottoirs de Pékin et de Shanghai, on croise des Turcs ouighours convertis en marchands ambulants de raisin sec venu de leurs oasis, ou de brochettes de viande de mouton, marinée au piment et au cumin (kaoyang chuan'r). Quelques restaurants, souvent animés par des musiciens aux rythmes endiablés, servent leur cuisine originale et relevée, où l'on peut tenter les nouilles “ étirées ” pimentées (latiao zi pian), la “ salade du tigre ” (laohu cai) parfumée à la coriandre ou le saucisson de chameau, en croquant des pains tout chauds (nam), juste sortis du four.
Boisson.
Eau minérale et eau bouillie. On trouve partout de l'eau minérale (kuangquan shui) en bouteille plastique, mais l'eau bouillie (kaishui), vieille habitude chinoise, est la plus répandue.
- Thé. On le consomme plus volontiers “ vert ”, c'est-à-dire préparé avec des feuilles torréfiées après cueillette, sans fermentation, parfois parfumées aux essences de fruits ou de fleurs.
- Boissons alcoolisées. Bières (pijiu), vins de riz glutineux (nuomi jiu) ou de raisin (putao jiu), alcools forts (baijiu), toutes se rangent sous le terme générique de “ jiu ”, un très ancien pictogramme représentant un récipient où l'on faisait fermenter le grain. Faire bonne chère implique de vider des verres. Autour des bols et des baguettes, c'est le ballet des trois verres : de thé, de bière et d'alcool.
À Rapporter
Antiquités.
Paniers à pique-nique en bois, cadenas en bronze en forme d'animaux, boîtes à bijoux, heurtoirs de porte, vieux postes de radio, bouliers, théières, oreillers en céramique, horloges et montres en caractères chinois, anciennes réclames et vieux livres... ceci n'est qu'un aperçu de ce qu'on peut dénicher sur les marchés aux puces de Pékin, de Shanghai et de Tianjin.
Art populaire.
Marionnettes du théâtre d'ombres taillées dans de la peau d'âne, papiers multicolores découpés comme ornements de fenêtre, couvertures quiltées (patchwork), nappes travaillées de broderies ou au crochet, lanternes en soie ou en papier, cerfs-volants en forme de dragon, ou de libellule, vannerie en bambou, bois sculptés... chaque région avait sa spécialité, mais on trouve désormais ces articles sur tous les sites touristiques.
Calligraphie.
Les Chinois ont la passion des arts du pinceau et perpétuent la fabrication de leurs Quatre Trésors : le papier, l'encre, la pierre à encre et le pinceau. Honoré du titre de “ Chef du district des Mûriers ”, le papier, à base de moelle de bambou, de paille de riz ou d'écorce de mûrier, est moulé à la forme. Mélange de gomme et de cendres de bois de pin, parfois parfumée de musc ou de camphre, l'encre est moulée en forme de bâtonnets ou de figures décoratives. La fabrique d'encre Laohukai à Tunxi est l'une des dernières à la confectionner dans une tradition qui réclame patience et soin. Ainsi compactée, elle ne peut se dissoudre que par abrasion au contact de l'eau et d'une pierre au grain dense. Pelage de lapin ou poils de loup, moustaches de rat ou duvet de faisan, tous les systèmes pileux ont été explorés pour donner souplesse et précision à la pointe du pinceau. Vous pourrez acheter des oeuvres peintes ou calligraphiées sur soie ou sur papier d'artistes locaux, les panoramas des Huangshan étant les plus célèbres.
Laques, émaux et céramiques.
Mieux vaut les acquérir auprès des ateliers de production ou des magasins spécialisés pour être sûr d'avoir des pièces de qualité. Utilisée d'abord pour rendre étanches des objets en bois ou en vannerie, la sève du laquier a tôt servi de technique de création, posée au pinceau sur les supports les plus divers ou sculptée. Filtrée, chauffée, déshydratée puis additionnée de pigments, elle est appliquée en fines couches successives - il faut une trentaine de couches pour obtenir un millimètre ! - que l'on laisse sécher entre chaque application. Les laques rouges champlevés sont des spécialités pékinoises.
À Shanghai, des magasins spécialisés vendent les porcelaines fabriquées à Jingdezhen, le Limoges chinois. Dures, translucides et sonores, elles sont réalisées avec une argile très pure et pauvre en fer, dénommée kaolin, rendue fusible à 1 200 °C au IXe s., grâce à l'adjonction de poudre de roches feldspathiques. À partir du XIVe s., la découverte du bleu de cobalt, un pigment résistant aux fortes températures, a permis de réaliser les “ bleu et blanc ”, dont on trouve des productions bon marché un peu partout en Chine.
Jade et perles.
Le jade est aux yeux des Chinois la plus précieuse d'entre les gemmes. Dense et très dur, il est façonné par polissage, abrasion et incision. Il faut donc mettre le juste prix pour une pièce délicatement ciselée. Pendentifs et bagues restent abordables, de même que les sceaux-cachets, exécutés dans diverses pierres, que vous pourrez faire graver à votre nom. Attention aux faux, copiés en verre teinté, vendus sur les sites touristiques.
Produites dans le delta du Yangzi jiang, les perles de culture ont de jolies irisations dues à leurs formes irrégulières. À Suzhou, dont le lac du Coq d'Or est un centre de culture perlière, on en tire même une crème de beauté.
Soieries.
On a beau avoir percé son secret depuis une quinzaine de siècles, la soie fait toujours courir le monde. Vu les prix pratiqués en Chine, il serait dommage de s'en priver. Soie fine, soie grège, shantung, tussor, brocart, soie au mètre, ou taillée en chemisiers, vestes et robes : vous pouvez vous couvrir de soie de la tête aux pieds.
Souvenirs des années Mao.
Le romantisme néo-Mao a remis à l'honneur les objets de propagande de la Révolution culturelle. Petit livre rouge, badges à l'effigie du Timonier, briquets musicaux égrenant les notes des opéras révolutionnaires, portraits du président sous toutes ses formes (bustes, peintures, bannières), réveils animés sur fond de gardes rouges, statuettes réalistes socialistes... le choix ne manque pas. Même si on les trouve plutôt aux puces de Pékin, de Shanghai et de Tianjin, ce ne sont pas forcément des objets d'époque. Les copies vont bon train.
Thé. Le thé est à la mode en Chine, et de nombreux magasins lui sont consacrés à Pékin et à Shanghai. Profitez d'une escapade autour de Shanghai pour vous procurer quelques-uns des meilleurs crus de thé vert : le Puits du Dragon, spécialité de Hangzhou, et le maofeng, cultivé sur les contreforts des Huangshan, ainsi que les fleurs de chrysanthème qui parfument ce breuvage.
Vêtements.
Inutile d'en remplir sa valise au départ. Du streetwear à la fripe, de la mode ethnique aux surplus militaires, en passant par les chaussures, on peut se vêtir à bon marché à Pékin et plus encore dans les kilomètres de grands magasins de Shanghai. À Pékin, les cachemires de Mongolie sont de qualité et encore abordables. En revanche, les coupes et les couleurs ne sont pas toujours dernier cri.
Marchandage.
Impossible dans les magasins d'État, le marchandage se pratique sur les marchés touristiques, dans les échoppes et boutiques privées. À Shanghai, c'est un véritable sport. Négocier une paire de chaussures déjà soldée dans un grand magasin de la rue de Huaihai est pratique courante. Les Chinois sont très commerçants, et l'on voit vite la marge de manoeuvre possible. Machine à calculer à l'appui, le vendeur n'hésitera pas à diviser son prix par deux, voire par trois. Donc, ne soyez pas pressé et faites preuve de bon sens. Il est aussi des circonstances ou des personnes avec qui trop marchander frise l'indécence. À vous d'observer à qui vous avez affaire sans paranoïa ni naïveté.
Transports intérieurs
Le réseau des transports chinois ne cesse de faire des progrès, et il est aujourd'hui possible de voyager confortablement et efficacement d'un point à l'autre du pays.
Voiture.
Si vous louez une voiture, il faut avoir le chauffeur avec, solution plus onéreuse que le bus ou le train.
Bus.
Shanghai et Pékin comptent de nombreuses gares routières, et il est difficile de s'y repérer : se renseigner en fonction de sa destination. Les billets s'achètent au guichet. Faites-vous écrire le nom de la destination, car les bus l'indiquent par un panneau en chinois. Les bus longues distances (sièges inclinables, climatisation, toilettes et vidéo) partent à heures fixes. Les minibus moyennes distances n'ont pas d'horaires fixes et partent une fois pleins, quitte à continuer le remplissage en route. Pour les sites touristiques, vous privilégierez des véhicules plus confortables, souvent climatisés, et un service en anglais (seulement à Shanghai).
Train.
Il existe quatre catégories : sièges durs, sièges mous, couchettes dures et couchettes molles. On se déplace pour des sommes modiques dans la catégorie sièges durs et banquettes en Skaï. Les sièges mous, plus confortables, sont parfaits pour les trajets courts. Les réservations s'effectuent dans les gares (guichet spécial étrangers à Pékin et à Shanghai), dans les agences de voyages, dans les CITS et dans certains hôtels. Réserver la veille avant 15 h, et 2 à 3 jours à l'avance les jours de fêtes ou en période d'affluence.
Bateau.
Faire une croisière sur le Huangpu ou relier Suzhou à Hangzhou en péniche permettent d'observer la vie sur le Grand Canal. On dispose de couchettes sommaires (différentes classes à bord).
Avion.
Air China, la principale compagnie aérienne, possède de nombreuses branches régionales : les vols sont donc nombreux, et les principales villes chinoises bien desservies. Les billets s'achètent auprès des CITS, des agences de voyages, ou des compagnies aériennes. L'avion est extrêmement cher par rapport aux autres moyens de transport : compter environ 2 000 y pour un aller-retour Pékin-Shanghai (préférez le train). Prévoir passeport et taxe de 50 yuans pour les vols intérieurs.
Moyens de communication
Poste.
Les timbres s'achètent à la poste ou à la réception des hôtels. Vous pouvez donner votre courrier à votre hôtel, mais mieux vaut le poster vous-même (les boîtes aux lettres sont vert foncé). Compter environ 8 jours d'acheminement pour l'Europe. Dans l'autre sens, les délais sont plus aléatoires mais le courrier arrive sans problème.
Téléphone.
Vous pouvez téléphoner des bureaux de poste, des cabines, ou des téléphones publics (communications locales et nationales). Tarif minoré entre 21 h et 7 h. Les cartes téléphoniques permettent de diviser le coût des communications par quatre, y compris pour l'étranger (vendues dans les grands cybercafés). Les plus courantes sont les cartes IC (IC telephone card) à utiliser dans les cabines appartenant à China Telecom
Cybercafés.
Les cybercafés (wangba), de plus en plus courants, pratiquent des tarifs bien moins élevés que les business centers des hôtels.
Santé
- Troubles intestinaux. Fréquents à cause du changement de climat et d'alimentation. Demandez conseil à votre pharmacien.
- Irritations du nez et de la gorge. Risques accentués par la pollution, la climatisation et la poussière. Emportez des médicaments en conséquence.
Poux, gale et morpions. Parfois dans les transports de nuit : emportez un sac à viande.
- Urgences. L'obstacle de la langue est un vrai barrage : en cas de problème, il est indispensable de se faire aider par un Chinois.
- Pékin : Urgences médicales. Service des urgences de Beijing International SOS Clinic Tél. : 64.62.91.00 (personnel anglophone, 24 h/24).
- Shanghai : Hôpital Ruijin, clinique Guanci, 197, Ruijin erlu Tél. : 64.37.00.45. Services pour étrangers, médecins parlant anglais et français. Portman Shanghai Center (World Link Medical and Dental Center), West Tower (pièce 203), 1379, Nanjing xilu Tél. : 62.79.76.88. New Pioneer Medical Centre (NPMC), 910, Hengshan lu Tél. : 64.69.38.98.
Sécurité
Pékin et Shanghai ne sont pas dangereuses, et l'on peut y déambuler sans problème, dans les limites de la prudence élémentaire. Soyez plus vigilant dans des quartiers comme les abords des gares. Attention aux pickpockets dans les hauts lieux touristiques, les magasins de souvenirs et les marchés, voire dans les transports en commun : placez argent et documents dans des poches intérieures fermées ou dans des ceintures à billets, et surveillez vos bagages. En cas de vol, faites-vous accompagner dans un commissariat local. Il arrive parfois que des prostituées s'adonnent au racolage téléphonique dans certains hôtels. Un coup de fil énigmatique à trois heures du matin peut s'expliquer ainsi.
Voltage
Le 220 V est partout d'usage. Les prises à fiches plates (américaines) sont les plus répandues, mais de nombreux hôtels disposent aussi de prises à fiches rondes (européennes), notamment celle du poste de télévision.
Lire
Histoire et société
- Sagesses et religions en Chine, de Confucius à Deng Xiaoping,, Barbier-Kontler C., Bayard, 1997. Histoire et devenir des grands courants de pensée religieuse : taoïsme, confucianisme et bouddhisme.
- Les Français de Shanghai, Brossollet G., Belin, 1999. L'histoire et les histoires passionnantes des pionniers de la concession française.
- Histoire de la pensée chinoise, Cheng A., Seuil, 1998. Un livre à la fois savant et accessible pour s'initier à un univers mental mal connu en Occident, émaillé de nombreuses traductions originales.
- Yuanming yuan, le jardin de la Clarté parfaite, Chiu C., éd. de l'Imprimeur, 2000. Le jardin détruit par les troupes franco-britanniques resurgit à travers 40 vues peintes sur soie au xviiie s. et un texte érudit.
- Dans la Cité pourpre interdite, Javarry C., Philippe Picquier, 2000. De passionnantes clefs pour une promenade dans le labyrinthe pourpre au fil des illustrations de Patrick Serre.
- Essais sur la Chine, Leys S., coll. “ Bouquins ”, Laffont, 1998. Des Habits neufs du Président Mao (1971) à L'Humeur, l'Horreur, l'Honneur (1991) en passant par Ombres chinoises (1974) et Images brisées (1976), des textes devenus des classiques par le plus grand de nos sinologues, traducteur de Confucius en français et en anglais.
Récits et romans
- Le Roman de la Cité interdite, Asada J., Philippe Picquier, 2002. Deux garçons issus du même village, l'un entre au service de l'empereur Guangxu, l'autre, devenu eunnuque, est l'un des plus proches de l'impératrice Cixi. Une fresque minutieuse et passionnante.
- Pékin au détour des rues et des ruelles, Darrobers R., Bleu de Chine, 2000. Sinologue et attaché culturel à l'ambassade de France depuis 1999, l'auteur explore Pékin en 40 promenades, mélange de tranches de vie et de notes érudites : l'ultime chronique d'une ville qui disparaît.
- Au coeur de la Cité interdite, Johnston R., Mercure de France, 1995. Un témoignage sur la vie du Dernier Empereur par celui qui fut son précepteur.
- La Condition humaine, Malraux A., Gallimard, 1946, coll. “ Folio ”. Sur fond d'insurrection communiste de 1927 et sur la répression nationaliste.
- Rose rouge et rose blanche, Zhang A., Bleu de Chine, 2001. Un homme et quatre femmes, de la prostituée à la Chinoise d'éducation étrangère, dans la Shanghai des années 1940.
- La Cangue d'or, Zhang A., 1999. La vengeance d'une femme brisée par la tradition. Mariée de force à un infirme, elle s'emploie à la mort de ce dernier et à ruiner les projets de ses enfants.
Guides touristiques
- Guide Évasion Pékin et Shanghai . Un guide pratique et convivial décrivant des itinéraires dans les deux villes, et des excursions incontournables à partir de celles-ci.
- Le guide du Routard Chine. Les informations pratiques et les “ bons plans ” proposés par la rédaction du Routard.Le guide de conversation Routard Chinois. Un guide malin et indispensable pour trouver les mots et les phrases qui sauvent, dans toutes les situations, des plus agréables aux plus compliquées.
- Guides Bleus Chine : de Pékin à Hong Kong et Chine du Sud-Ouest. Deux guides très complets pour s'immerger dans la culture de l'Empire du Milieu, des premières civilisations à nos jours.
Change
Le yuan ne s'achète qu'en Chine. À la fin du séjour, les devises restantes pourront être revendues à l'aéroport de départ (penser à garder les attestations et certificats de change à cet effet). Sur place, le change s'effectue sur présentation du passeport dans les banques ou au guichet des hôtels. En plus de la carte bancaire, des euros en devises ou en chèques de voyage sont utiles (taux quasiment identiques d'une banque à l'autre).
Distributeurs automatiques dans les aéroports internationaux et dans les agences de la Banque de Chine. Les cartes bancaires les plus courantes sont acceptées sans problème, et l'écran peut se lire en anglais. Évitez les distributeurs des autres banques chinoises, même s'ils affichent le logo Visa : ils n'acceptent que les cartes chinoises.Monnaie
La “ devise du peuple ”, le renminbi (rmb), est appelée yuan (abrégé y, prononcer “ uhanne ”) ou, kuai. Un yuan se divise en 10 mao (jiao) et 100 fen. Les billets vont de 1 mao à 500 y. À l'automne 2006, 1euro = 10 yuans.
Climat
Pékin
Max. : janvier : 1 / février : 8 / mars : 11 / avril : 21 / mai : 27 / juin : 31 / juillet : 31 / août : 30 / septembre : 26 / octobre : 20 / novembre : 10 / décembre : 2
Min. : janvier : -111 / février : -8 / mars : -1 / avril : 7 / mai : 13 / juin : 19 / juillet : 21 / août : 20 / septembre : 14 / octobre : 6 / novembre : -2 / décembre : -8
Shanghai
Max. : janvier : 8 / février : 8 / mars : 13 / avril : 19 / mai : 25 / juin : 28 / juillet : 32 / août : 32 / septembre : 28 / octobre : 23 / novembre : 17 / décembre : 12
Min. : janvier : 1 / février : 1 / mars : 4 / avril : 10 / mai : 15 / juin : 19 / juillet : 23 / août : 23 / septembre : 19 / octobre : 14 / novembre : 7 / décembre : 2
Si les conditions climatiques sont importantes dans le choix de dates de voyage, les fêtes locales peuvent aussi influer sur ce choix. Évitez absolument les périodes du Nouvel An chinois, du 1er mai et du 1er octobre. L'affluence touristique rend difficile, voire impossible, les réservations de transports et d'hôtels.
À Pékin et dans le Nord.
Pékin bénéficie d'un climat continental (fortes amplitudes thermiques dans la journée), mais tempéré par le régime des moussons avec quatre saisons nettement marquées. Lorsqu'on s'enfonce vers l'intérieur du pays (Shanxi), ces nuances disparaissent pour faire place à un caractère continental plus accusé (hivers rigoureux et étés chauds, avec des intersaisons très courtes). 62 % des précipitations sont concentrées sur juillet-août. Elles se traduisent souvent par des crues subites des nombreux affluents du Haihe et par un fort degré d'hygrométrie générateur de smog en été. L'amplitude thermique dans la journée est de 9,6 °C en moyenne.
À Shanghai et dans le Bas-Yangzi.
Shanghai possède un climat capricieux. La ville est enveloppée d'un manteau gris, oscillant entre un ciel qui boude et une pollution manifeste, lavés par les averses fréquentes. Du fait de la proximité de la mer, l'humidité tourne autour de 80 %. Dans les villages de l'Anhui et aux monts Huangshan, le climat est plus contrasté. Au printemps et en automne, les températures sont douces (20 à 25 °C) et il ne pleut pas trop. En été, le climat est lourd, parfois insupportable tant la chaleur peut être écrasante la journée. Les soirées sont plus agréables. Des pluies de mousson inondent la ville.
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