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Post# A990
Camping Parc national du Canada Elk Island,Alberta
(Alberta,Canada)
Ajoutée le
: Vendredi, 13 Avril, 2007 20:41
S'efface le
: Mercredi, 03 Décembre, 2008 19:41
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:
(Caché)
Le Parc national du Canada Elk Island, qui se trouve à moins d’une heure d’Edmonton, protège le caractère sauvage de la forêt-parc à trembles, l’un des habitats les plus menacés du Canada. Des hardes de bisons des plaines, bisons des bois, orignaux, cerfs et wapitis errent librement dans cette merveilleuse oasis. Le parc abrite également plus de 250 espèces d’oiseaux et est un paradis pour les ornithologues amateurs. Elk Island offre des activités pour tous les goûts, comme l’observation de la faune, la randonnée, le ski de fond, le pique-nique et le camping.
Gestion du Wapiti
Contexte
Le parc national Elk Island est entouré d'une clôture de 2,2 m de hauteur qui limite les déplacements des gros herbivores (wapitis, bisons, orignaux et cerfs). De plus, le parc est exempt de gros prédateurs comme le loup et l'ours. Le rigoureux programme de gestion du feu et les bonnes conditions de croissance que connaît le parc depuis 10 ans ont créé un territoire favorable pour les herbivores. Ainsi, ces dernières années, la population de wapitis s'est accrue à un rythme moyen de 20 p.100 par an. La population actuelle (décembre 2001) du parc est estimée à 900 bêtes. Ce chiffre équivaut à une densité estimative de 5 wapitis par kilomètre carré. La population totale d'ongulés – bisons, orignaux, cerfs et wapitis compris – s'élève à environ 12 animaux par kilomètre carré pour la superficie du parc.
Dans le parc, il faut gérer soigneusement les troupeaux de wapitis et de bisons afin de prévenir la surpopulation de ces espèces. Cette intervention est rendue nécessaire parce que le broutement intensif a des incidences à très long terme sur la diversité des plantes et des animaux et prédispose les gros herbivores aux maladies et à une mortalité massive.
Dans un écosystème entièrement naturel, plusieurs facteurs contribuent à prévenir la surpopulation des troupeaux d'herbivores, notamment la dispersion et la prédation.
Les herbivores des écosystèmes naturels élargissent leur territoire (ou effectuent une migration saisonnière) et se dispersent s'ils sont trop nombreux dans un secteur donné. Les gros prédateurs contribuent eux aussi à réduire le nombre d'individus d'une même population. Or, ces deux facteurs sont absents à Elk Island, en raison de la clôture.
Cependant, la clôture est essentielle parce qu'Elk Island est entouré de terres agricoles, de collectivités rurales et d'aménagements en banlieue. La clôture empêche donc les wapitis et les autres gros herbivores de se disperser dans les secteurs avoisinants, là où ils ne seraient pas les bienvenus. Elle empêche également les animaux domestiques, comme le bétail, de pénétrer dans le parc.
Il est malheureusement impossible de réintroduire des prédateurs, dont l'ours et le loup, à Elk Island à cause de la petite superficie du parc. Ces animaux pourraient s'échapper en sautant par-dessus la clôture ou en se frayant un chemin par-dessous. Eux non plus ne seraient pas bien accueillis par les collectivités environnantes.
Dans le cadre de son programme de gestion des wapitis, l'administration du parc national Elk Island effectue une surveillance intensive des troupeaux pour déterminer le nombre excédentaire de bêtes. Les wapitis en trop sont ensuite capturés chaque hiver. Ils subissent une série de tests avant d'être réintroduits ailleurs. Pour relâcher ces animaux en milieu sauvage, le parc national Elk Island doit compter sur la collaboration étroite de la Rocky Mountain Elk Foundation, de l’Agence canadienne d’inspection des aliments et de plusieurs autres organismes.
Surveillance
Chaque hiver, l'administration du parc procède à un dénombrement aérien des ongulés. Le nombre total de wapitis, d'orignaux, de cerfs et de bisons est consigné, de même que l'âge et le sexe des bêtes. Grâce à ce dénombrement, il est possible de calculer le taux d'accroissement de la population et d’obtenir d'autres données démographiques. Chaque année, le personnel du parc évalue l'utilisation de l'habitat en surveillant le broutement de l'herbe et du carex sur des transects établis. À partir de cette information, il calcule le nombre de wapitis devant être déclarés excédentaires.
Enlèvement des bêtes excédentaires et ententes de collaboration
Tous les wapitis excédentaires du parc sont relâchés en milieu sauvage grâce à des ententes conclues avec les provinces et les États. La harde de wapitis d'Elk Island sert de troupeau-source pour le rétablissement des populations dans diverses régions nord-américaines qui faisaient anciennement partie de leur territoire. Le parc s'est acquis une solide renommée pour son rôle de conservation; ses efforts lui permettent de rétablir des hardes de wapitis dans leurs territoires traditionnels ou d'augmenter des troupeaux décimés ou trop petits pour assurer leur survie.
Depuis quelques années, quelque 200 wapitis sont capturés vivants chaque année, puis transportés ailleurs. Les bêtes excédentaires sont réintroduites au Canada et aux États-Unis, notamment en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, en Ontario, au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Kentucky et au Tennessee. L'administration du parc envisage de transplanter des wapitis dans de nouveaux sites de l'Ontario et de poursuivre le rétablissement des populations en Saskatchewan, dans l’est du Tennessee et dans le parc national Great Smoky Mountains, au Tennessee et en Caroline du Nord.
La surveillance des wapitis après le lâcher incombe à l'organisme hôte. Elk Island encourage chacun des organismes hôtes à poser un collier émetteur sur plusieurs bêtes pour les surveiller, obtenir des données sur leurs déplacements et évaluer le degré de réussite de la réintroduction. Pour plus de détails sur ce programme, veuillez vous rendre à la section Politique de transplantation des wapitis.
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