Au temps des derniers empereurs. Arpentez leur palais, la Cité interdite***, et suivez les allées de statues gardiennes de leurs nécropoles aux treize tombeaux des Ming* et aux tombeaux de l'Est des Qing**. Découvrez Confucius, le saint patron de leurs mandarins, en son temple** et au Collège impérial* voisin. Déchiffrez les décrets célestes au temple du Ciel*** ou sur la terrasse de l'Observatoire*. Enfin, toisez la ville impériale qui disparaît depuis ses dernières fortifications, la porte de la Victoire vertueuse*, la porte Antérieure* et les tours de la Cloche et du Tambour*.
Au fil du XXe siècle. Des architectures maoïstes de la place Tian'an men* à l'ancien quartier des légations*, il n'y a que quelques pas ; rendez-vous avec les années 1950 dans la résidence de Song Qingling*, ou en descendant dans l'abri antiaérien* de Qianmen.
Pékin, ville sainte. Par dizaines, les vieux temples bouddhiques ou taoïstes témoignent du passé millénaire de la cité : temple de l'Intellectualisation**, temple des Lamas**, temple du Dagoba blanc*, temple du Pic de l'Est*, temple de la Source de la Loi* et temple du Nuage Blanc*. D'autres furent fondés en des temps lointains et des lieux reculés : temple de la Joie solitaire**, temple de l'Étang et des Mûriers sauvages** et temple de la Terrasse d'Ordination*.
Pékin, ville verte. Parc de la Mer du nord** et colline de Charbon* : les jardins interdits des Fils du Ciel comptent parmi les lieux de prédilection des Pékinois. Jardin de l'Harmonie dans le Repos** , jardin de la Clarté parfaite* et collines Parfumées : l'ouest de la ville est une longue suite de paysages recomposés pour les souverains.
Les musées. Artistiques, thématiques et insolites, ils sont des refuges où se cultiver quand souffle sur la ville le vent venu du désert de Gobi : musée de la Capitale**, musée d'Histoire de Chine**, musée d'Art lapidaire**, musée Lu Xun*, musée campanaire du temple de la Grande Cloche* et musée de l'Opéra dans l'ancienne guilde des marchands du Huguang*.
Pékin qui disparaît. Du temps des ruelles (hutong) et des maisons à cour (siheyuan) ne restent plus que des îlots - Shisha hai*, Dazhalan*, quartier du temple du Salut général -, des bastions, anciennes résidences princières - palais du prince Gong*, résidences de Mei Lanfang* et de Lao She* - et un marché aux fleurs et aux oiseaux, replié sous le périphérique sud.
À portée de Pékin
***La Grande Muraille. De passe en fortin, les accès : Huanghua cheng**, Jinshan ling**, Mutian yu**, Sima tai*, Huangya guan* et Bada ling*.
*** Chengde. Le Versailles des Grands Mandchous avec son palais d'Été et ses temples lamaïques.
*** Pingyao. Une cité fortifiée miraculée, étape de charme en Chine du Nord. Dans le Shuanglin si** ou “ temple de la Double Forêt ”, des images d'argile par centaines content la version chinoise de la vie de Bouddha et de ses pairs. La Résidence des Qiao** est un palais de banquiers qui servit de cadre aux malheurs de Gongli, dans le film Épouses et Concubines.
*** Qufu. La ville où naquit Confucius entretient la mémoire du philosophe en son temple et celle des Kong, ses descendants, en leur nécropole, une forêt plantée de très vieux arbres.
** Datong. La ville garde de sobres temples bouddhiques aux statues d'argile, dans le plus grand bassin charbonnier de Chine. À l'E., Yungang***, contemporain des bouddhas détruits en Afghanistan, fut un foyer d'art bouddhique rupestre à l'autre bout de la route de la soie. À Yingxian** se dresse, sentinelle des terres jaunes, une pagode en bois de mille ans, tandis qu'au S.-E., sur les chemins du pèlerinage au Wutai shan et au Henshan, Xuankong si*, sanctuaire sur échasses, est suspendu à une falaise.
** Jinci. Près de Taiyuan, capitale du Shanxi, on y vénère les dames de l'eau.
** Wutai shan. Un des quatre monts sacrés des bouddhistes, c'est un lieu de pèlerinage des Chinois et des Tibétains.
Le Foguang si**. Le “ temple de la Lumière du Bouddha ” cache ses anciennes ailes sous les mélèzes et le Nanchan si*, “ temple de l'école chan méridionale ”, se perche, minuscule, sur le plateau de loess.
* Taishan. Les 6 000 marches qui gravissent les abrupts du pic sacré de l'Est n'effraient pas les pèlerins chinois. À son piémont, au N.-E., le Lingyan si**, “ temple de la falaise dotée d'une âme ” abrite une galerie de portraits des sages du bouddhisme et une forêt de pagodes au pied d'une montagne.
* Tianjin. La ville permet de savourer, le temps d'un week-end, l'art de vivre des gens du Nord au coeur d'anciennes concessions étrangères, jumelles de celles de Shanghai. Dans ses faubourgs, la résidence des Shi**, splendide demeure d'un marchand de sel, est reconvertie en musée d'Art populaire.
Shanghai**
Constructions pour concessions. Anthologie de ce qui s'est construit en Occident de la fin du XIXe s. au milieu du XXe s., elles ont dessiné à Shanghai beaucoup de sa physionomie et un peu de son atmosphère : le Bund***, la rue de Nankin**, l'avenue Huaihai*, les lilong et passages**, les villas et hôtels particuliers - Ruijin*, résidences de Zhou Enlai* et de Sun Yat-sen* - et l'église Saint-Nicolas*.
Architectures pour le futur. Sphères, perspectives, transparences et audaces, elles scellent le grand essor shanghaien : place du Peuple***, Lujiazui**, tour Jinmao** et Perle de l'Orient*.
Les musées. Présenté selon les normes les plus modernes de la muséographie, le Musée de Shanghai*** est un extraordinaire panorama des arts de la Chine ancienne. Le musée de l'Urbanisme** conte la genèse de la ville.
Les Shanghaiens au jardin. Les espaces verts sont d'autant plus précieux qu'ils sont rares à Shanghai ; des lieux parfaits pour rencontrer ses habitants : jardin Yu*** et pavillon Huxing**, parcs Fuxing**, Xiangyang* et parc du Siècle.
Les marchés. Mieux qu'à Pékin, ils résistent aux promoteurs : marchés de Fuxing dong lu**, marché aux fleurs** de Maoming lu, marché aux oiseaux et aux plantes*, marché de la rue Xiangyang*.
Des dieux dans la ville. Shanghai n'est pas pure frénésie moderniste ; on trouve le temps de venir brûler quelques fagots d'encens en l'honneur des dieux et des sages, en leurs temples restaurés : temple de Confucius**, temple de Longhua**, temple du Bouddha de Jade*, temple du Dieu des Remparts et des Fossés*.
À portée de Shanghai
*** Parc national des Huangshan. Dominant la région de Tunxi, les pics de la montagne Jaune dessinent des formes magiques hantées par des fantômes de brume.
* Tunxi. Avec sa fabrique d'encre et son musée du boulier, c'est un conservatoire des traditions de Chine du sud qui s'explorent dans les villages environnants : Hongcun***, un bourg enserré dans un lacis de canaux ; Qiankou**, un musée en plein air de l'architecture traditionnelle de l'Anhui ; Xidi**, avec sa demeure d'un marchand, devenu mandarin sous les Ming ; Chengkan* et son superbe temple des ancêtres du XVIe s. ; Nanping*, dont le cadre est très couru des cinéastes en quête de reconstitution historique ; Shexian*, qui, au bord de la rivière Lian, mêle traditions et concessions au changement ; Tangmo*, et ses kiosques en hommage aux lettrés du XVIIe s. ; Tangyue*, où une allée de portiques d'honneur est dressée dans la campagne.
*** Zhouzhuang. La ville abrite d'immenses résidences familiales du temps des Ming.
** Hangzhou. Blottie contre le lac de l'Ouest, la ville des Song s'est construite sur sa berge orientale, laissant l'autre rive aux parcs et collines de théiers rattrapés par les nouveaux quartiers.
** Suzhou. La ville et ses jardins de poche pour mandarins retirés.
** Tongli. Bourgade de canaux et de venelles, près du lac Tai.
* Zhujiajiao . Un bourg des Qing, au fil des ponts et des canaux.
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