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Lundi, 03 Septembre, 2007 16:21 Mise à jour le:
Jeudi, 04 Mars, 2010 17:12 S'efface le:
Samedi, 25 Avril, 2015 16:21 Répondre à:
(Caché)
Antiquités.
Paniers à pique-nique en bois, cadenas en bronze en forme d'animaux, boîtes à bijoux, heurtoirs de porte, vieux postes de radio, bouliers, théières, oreillers en céramique, horloges et montres en caractères chinois, anciennes réclames et vieux livres... ceci n'est qu'un aperçu de ce qu'on peut dénicher sur les marchés aux puces de Pékin, de Shanghai et de Tianjin.
Art populaire.
Marionnettes du théâtre d'ombres taillées dans de la peau d'âne, papiers multicolores découpés comme ornements de fenêtre, couvertures quiltées (patchwork), nappes travaillées de broderies ou au crochet, lanternes en soie ou en papier, cerfs-volants en forme de dragon, ou de libellule, vannerie en bambou, bois sculptés... chaque région avait sa spécialité, mais on trouve désormais ces articles sur tous les sites touristiques.
Calligraphie.
Les Chinois ont la passion des arts du pinceau et perpétuent la fabrication de leurs Quatre Trésors : le papier, l'encre, la pierre à encre et le pinceau. Honoré du titre de “ Chef du district des Mûriers ”, le papier, à base de moelle de bambou, de paille de riz ou d'écorce de mûrier, est moulé à la forme. Mélange de gomme et de cendres de bois de pin, parfois parfumée de musc ou de camphre, l'encre est moulée en forme de bâtonnets ou de figures décoratives. La fabrique d'encre Laohukai à Tunxi est l'une des dernières à la confectionner dans une tradition qui réclame patience et soin. Ainsi compactée, elle ne peut se dissoudre que par abrasion au contact de l'eau et d'une pierre au grain dense. Pelage de lapin ou poils de loup, moustaches de rat ou duvet de faisan, tous les systèmes pileux ont été explorés pour donner souplesse et précision à la pointe du pinceau. Vous pourrez acheter des oeuvres peintes ou calligraphiées sur soie ou sur papier d'artistes locaux, les panoramas des Huangshan étant les plus célèbres.
Laques, émaux et céramiques.
Mieux vaut les acquérir auprès des ateliers de production ou des magasins spécialisés pour être sûr d'avoir des pièces de qualité. Utilisée d'abord pour rendre étanches des objets en bois ou en vannerie, la sève du laquier a tôt servi de technique de création, posée au pinceau sur les supports les plus divers ou sculptée. Filtrée, chauffée, déshydratée puis additionnée de pigments, elle est appliquée en fines couches successives - il faut une trentaine de couches pour obtenir un millimètre ! - que l'on laisse sécher entre chaque application. Les laques rouges champlevés sont des spécialités pékinoises.
À Shanghai, des magasins spécialisés vendent les porcelaines fabriquées à Jingdezhen, le Limoges chinois. Dures, translucides et sonores, elles sont réalisées avec une argile très pure et pauvre en fer, dénommée kaolin, rendue fusible à 1 200 °C au IXe s., grâce à l'adjonction de poudre de roches feldspathiques. À partir du XIVe s., la découverte du bleu de cobalt, un pigment résistant aux fortes températures, a permis de réaliser les “ bleu et blanc ”, dont on trouve des productions bon marché un peu partout en Chine.
Jade et perles.
Le jade est aux yeux des Chinois la plus précieuse d'entre les gemmes. Dense et très dur, il est façonné par polissage, abrasion et incision. Il faut donc mettre le juste prix pour une pièce délicatement ciselée. Pendentifs et bagues restent abordables, de même que les sceaux-cachets, exécutés dans diverses pierres, que vous pourrez faire graver à votre nom. Attention aux faux, copiés en verre teinté, vendus sur les sites touristiques.
Produites dans le delta du Yangzi jiang, les perles de culture ont de jolies irisations dues à leurs formes irrégulières. À Suzhou, dont le lac du Coq d'Or est un centre de culture perlière, on en tire même une crème de beauté.
Soieries.
On a beau avoir percé son secret depuis une quinzaine de siècles, la soie fait toujours courir le monde. Vu les prix pratiqués en Chine, il serait dommage de s'en priver. Soie fine, soie grège, shantung, tussor, brocart, soie au mètre, ou taillée en chemisiers, vestes et robes : vous pouvez vous couvrir de soie de la tête aux pieds.
Souvenirs des années Mao.
Le romantisme néo-Mao a remis à l'honneur les objets de propagande de la Révolution culturelle. Petit livre rouge, badges à l'effigie du Timonier, briquets musicaux égrenant les notes des opéras révolutionnaires, portraits du président sous toutes ses formes (bustes, peintures, bannières), réveils animés sur fond de gardes rouges, statuettes réalistes socialistes... le choix ne manque pas. Même si on les trouve plutôt aux puces de Pékin, de Shanghai et de Tianjin, ce ne sont pas forcément des objets d'époque. Les copies vont bon train.
Thé. Le thé est à la mode en Chine, et de nombreux magasins lui sont consacrés à Pékin et à Shanghai. Profitez d'une escapade autour de Shanghai pour vous procurer quelques-uns des meilleurs crus de thé vert : le Puits du Dragon, spécialité de Hangzhou, et le maofeng, cultivé sur les contreforts des Huangshan, ainsi que les fleurs de chrysanthème qui parfument ce breuvage.
Vêtements.
Inutile d'en remplir sa valise au départ. Du streetwear à la fripe, de la mode ethnique aux surplus militaires, en passant par les chaussures, on peut se vêtir à bon marché à Pékin et plus encore dans les kilomètres de grands magasins de Shanghai. À Pékin, les cachemires de Mongolie sont de qualité et encore abordables. En revanche, les coupes et les couleurs ne sont pas toujours dernier cri.
Marchandage.
Impossible dans les magasins d'État, le marchandage se pratique sur les marchés touristiques, dans les échoppes et boutiques privées. À Shanghai, c'est un véritable sport. Négocier une paire de chaussures déjà soldée dans un grand magasin de la rue de Huaihai est pratique courante. Les Chinois sont très commerçants, et l'on voit vite la marge de manoeuvre possible. Machine à calculer à l'appui, le vendeur n'hésitera pas à diviser son prix par deux, voire par trois. Donc, ne soyez pas pressé et faites preuve de bon sens. Il est aussi des circonstances ou des personnes avec qui trop marchander frise l'indécence. À vous d'observer à qui vous avez affaire sans paranoïa ni naïveté.
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